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1 Août 2013
Avant de se lancer en solo, la réflexion s’impose afin que le projet d’entreprise soit bien au point. Voici quelques éléments à considérer de près avant de partir dans le grand bain et d’éviter toute noyade, tant que faire se peut, car, créer sa boîte en solo exige certaines qualités et formalités précises.
1 – Un lieu de vie professionnel
Un point important à ne pas négliger : lorsqu’on décide de s’installer chez soi, il faut prévoir le lieu de travail. Lorsqu’il ne s’agit pas d’un commerce, le bureau s’impose, car les papiers s’accumulent rapidement, les dossiers également et il devient très compliqué et agaçant de changer ses affaires de place chaque fois que les enfants rentrent ou que des amis viennent manger à la maison.
Disposer d’une pièce à soi est bien entendu l’idéal. Certains préfèrent louer un bureau à l’extérieur, ou dans un centre d’affaire afin de bénéficier de tout le matériel bureautique nécessaire, ainsi qu’une d’une salle de réunion ou d’une adresse intéressante. Dans tous les cas, ce point est à considérer car il peut très rapidement polluer la vie au quotidien, en particulier lorsque l’on a une famille.
2 - L’accord des proches
Se lancer en tant que créateur d’entreprise, et a fortiori seul, signifie que les proches seront forcément concernés. Il peut s’agir du conjoint, parfois chez les plus jeunes, ce sont les parents qui doivent être informés, car certaines start-up démarrent dans l’ancienne chambre d’ado ou dans le garage de la maison familiale.
En fonction des relations existantes, et des conséquences que cela peut avoir, les proches doivent être non seulement informés du projet, mais conscient du retentissement que cela aura sur leur propre vie. C’est aussi le meilleur moyen de s’assurer qu’il n’y aura pas de mauvaises surprises, ni de reproches à ce sujet par la suite.
3 - Un statut à choisir
Pour s’installer, il faut obligatoirement opter pour un statut. Cela peut être l’auto-entreprise, l’EIRL, en nom propre, en société à associé unique…. Le choix existe pour des projets, des besoins et des exigences diverses. Si l’on ne veut pas passer par un expert, il est possible dans un premier temps de lire les résumés qui sont proposés aux créateurs d’entreprise sur le site www.apce.com. Attention, pour changer par la suite de statut
4 - Un caractère adéquat
Vous connaissez vous bien ? Etes-vous bien certain de disposer des qualités suffisantes pour vous installer en solo ? Car si cela parait en effet bien séduisant, il ne faut surtout pas sous-estimer la difficulté de travailler seul et parfois isolé. Cela exige une forte motivation et une belle capacité à supporter toutes les contrariétés sans se décourager et se laisser déstabiliser par les difficultés inévitables. Tout ne se passe pas toujours comme prévu, aussi est-il important de se connaître suffisamment pour savoir que l’on est capable de résister aux échecs éventuels et être à même de persévérer.
5 - Connaître ses véritables motivations
Les raisons pour se lancer dans la création sont nombreuses et différentes en fonction des individus. S’agit-il d’un vieux rêve, d’une envie déjà ancienne qui a pris forme au fil du temps, ou plutôt d’un simple refus d’entrer dans le système classique de la recherche d’emploi ou du système hiérarchique ? Créer une société va demander de l’argent, du temps, de l’énergie, tout cela doit donc se faire pour de bonnes raisons et pas simplement pour échapper à quelque chose ou contourner un obstacle. La création n’est certainement pas la voie la plus facile et il ne s’agit pas d’un pis-aller.
6 - Faire le point sur ses compétences
Votre caractère est tout à fait adapter à la création en solo ? Disposer des bonnes compétences est donc l’autre aspect à étudier. Certains ont acquis une excellente expertise en commercial, en marketing, en finance, mais des lacunes peuvent aussi apparaître. Or, lorsque le lancement est en cours, difficile de prendre le temps de suivre un nouvel apprentissage. Décider de suivre une formation complémentaire préalablement au lancement de l’entreprise peut faire ensuite gagner beaucoup de temps et garantir le succès.
7 - Analyser les risques
Quels sont les risques majeurs que l’on encourt en se lançant ? Il ne s’agit pas ici d’imaginer le futur, mais d’examiner les sacrifices éventuels que l’on est prêt à faire. Certains peuvent décider de démissionner de leur emploi présent. Auront-ils la possibilité de revenir ou pas ? D’autres investissent les économies du couple, ou mettent en vente un bien, prennent un crédit. Cela est parfois nécessaire, mais il faut prendre en compte dès le départ que cette somme risque de ne pas pouvoir être récupérée avant des mois, des années et parfois jamais et… en acceptant le risque.
8 - Pas de précipitation
Il est assez rare qu’un timing précis doive être respecté pour une création d’entreprise. Cela peut bien entendu arriver s’il faut participer à un salon important par exemple, ou si un client est déjà prêt à signer un contrat. Dans les autres cas, mieux vaut prendre tout le temps nécessaire avant de se lancer. Une fois que la machine administrative est en marche, il faut savoir que les charges et cotisations aussi commencent à défiler. Et il est assez courant de ne pas avoir les rentrées immédiates, pourtant les sorties arrivent elles bien plus tôt que l’on ne pense. La plupart des créateurs regrette plus tard de ne pas avoir pris le temps avant de se lancer dans l’aventure.
9 - Des horaires à définir
Vous voici bien installé dans votre bureau ou dans la pièce dédiée au travail dans le logement. Il va falloir développer un véritable sens de l’organisation, l’idéal étant de se fixer des horaires de travail. Commencer à 8 H 00, terminer à midi, faire une pause, recommencer de telle heure à telle heure, tenir un agenda, se bloquer des moments pour faire sa comptabilité ou faire le point sur sa trésorerie, voici des saines habitudes à prendre dès le début, surtout si l’on est installé à la maison. Il est très facile de se laisser distraire, d’aller à la cuisine, faire une lessive, allumer la télévision, téléphoner à un ami,…. La discipline est un véritable facteur de succès à ne négliger sous aucun prétexte.
10 - Des outils dédiés
Un bon ouvrier doit détenir de bons outils. Quel que soit le travail choisi, il faut avoir à sa disposition le matériel indispensable nécessaire. Peut être faut-il penser à changer son ordinateur, un peu obsolète, ou acheter un nouveau logiciel ? Sans oublier les éléments plus basiques, tels qu’armoires, bureau, photocopieuse, etc… Idem pour l’automobile, le camion de livraison, ou tous ces éléments concrets qui doivent pouvoir se faire oublier pour permettre de se concentrer sur des tâches plus importantes.